Levons le point

La broderie descend dans la rue

Femmes socialistes vaudoises

2026

Signé Aline Carrupt

  • Naming
  • Stratégie éditoriale
  • Création de visuels Instagram
  • Conception et intégration de la page web
  • Gestion des inscriptions

Support

  • Réseaux sociaux
  • Web

Comprendre

Une banderole. Brodée à plusieurs mains. Portée dans les rues de Lausanne pour la Grève féministe de juin 2026. L'idée des Femmes socialistes vaudoises est simple. L'enjeu, double: rendre le projet visible et rassembler des femmes autour d'une aiguille et d'une cause. Le budget associatif est serré. L'envie de soutenir le projet, elle, ne l'est pas. Pas de place pour le superflu: il fallait viser juste, tout de suite.

Structurer

Un atelier participatif ne se remplit pas tout seul. Il fallait un parcours limpide: découvrir le projet, comprendre l'intention, rencontrer l'animatrice, s'inscrire. Sans détour. J'ai organisé l'information dans cet ordre, du «pourquoi» au «comment». Une seule page web, un formulaire intégré, des inscriptions centralisées. Chaque clic en moins, c'est une participante en plus.

RACONTER

Tout commence par un nom. Je propose "Lève le point". Le comité préfère "Levons le point". Plus inclusif. Plus collectif. Il a raison. Le jeu de mots dit tout: le geste de la brodeuse, le poing levé de la militante, l'élan partagé. J'ai aussi rédigé la présentation de Laetitia Pascalin, artiste textile et animatrice des ateliers, pour donner un visage au savoir-faire.

INCARNER

Le message était trouvé. Restait à lui donner corps. Sur Instagram, des visuels aux couleurs féministes, pensés pour arrêter le pouce et donner envie de piquer l'aiguille. Sur le web, une page dédiée, intégrée au site des Femmes socialistes vaudoises. Plusieurs ateliers ont suivi. Puis la banderole, un triptyque brodé, a pris sa place dans le cortège lausannois, jusque dans les colonnes de Watson.

K

Texte de présentation de Laetitia Pascalin

Laetitia Pascalin brode comme elle dessine — avec urgence et liberté. Formée à l’École de Couture de Lausanne puis à la HEAD de Genève, cette artiste suisse a fait du textile son terrain d’expérimentation.

Son travail se joue des frontières : entre peinture et art textile, entre geste spontané et matière brute. Filets de pêche, cordes, tissus découpés — elle détourne les codes traditionnels de la broderie pour en faire quelque chose d’autre. Quelque chose de vivant.

Ses œuvres prennent la forme de suspensions, de voiles, de performances, d’installations. Elles jouent avec la lumière, la transparence, le recto et le verso. Ce qui est caché. Ce qui transparaît.

Une pratique qui ne se contente pas d’orner — elle interroge.